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Camp compagnon au centre Salésien de Don Bosco à Yéla Guéri hills, Tamil Nadu, Inde.

Quand Bravigny prit l'avion depuis Bruxelles pour l'Inde, le petit groupe ignorait quelle aventure l'attendait au fin fond du Tamil Nadu. Dans l'avion, Alice, Adrien, Karol, Geneviève et Maxime, récapitulèrent entre deux siestes ce qu'ils avaient projeté de faire : après deux jours de repos à Madras, ils allaient partir pour Yéla Guéri Hills dans une école pour jeunes, issus de milieux pauvres ou orphelins. Le petit séjour à Madras, peu après leur arrivée, ressemblait vraiment à l'image qu'ils s'étaient fait de l'Inde : un endroit surchargé, étouffant, délabré et étrangement joyeux. Les rues étaient bondées, les odeurs, bonnes ou mauvaises, emplissaient leur narines et tous les passants, ou presque, leurs lançaient des regards curieux. Les deux première nuits furent tout aussi pénibles et proches des descriptions qu'on avait pu leur en faire : chaleur étouffante, moustiques, lits sommaires... Décidément, l'Inde s'annonçait aussi intéressante qu'éprouvante ! Quelle ne fut pas leur surprise quand le lendemain, devant leur hôtel, un homme grand (même pour les normes européennes) les attendaient munit d'un grand sourire et d'un 4x4 plaqué au nom de DON BOSCO. C'était le père Stanislaus Swamikannu, recteur actuel du centre de Yéla Guéri, leur destination. Sur la route, il leur expliqua l'histoire du centre, celle du père Guézou, missionnaire français arrivé 55 ans plus tôt au sommet de la colline déserte, ayant motivé à lui seul la construction du centre, et de la ville qui l'entourait désormais. Mort 3 ans plus tôt, il fut impossible pour Bravigny de le rencontrer, mais son esprit semblait toujours présent à Yéla Guéri, comme ils le constatèrent durant tous leur séjour. Une fois arrivés dans ce petit coin de paradis (le centre était véritablement une bulle paradisiaque), Bravigny fut accueilli en grande pompe par tous les occupants du centre, plus de 600 élèves, des pères salésiens, des enseignants... Tout de suite, ils sentirent la chaleur qui se dégageait de tous ces sourires. Inutile de dire que le séjour fut non seulement intéressant et riche en rencontres, mais aussi incroyablement et miraculeusement agréable. Ce n'était pas seulement dû aux locaux soignés et à la température très douce, bien sûr. Dans leur moindre action, les cinq membres de Bravigny se voyaient encouragés par les pères, acclamés par les enfants et félicités en cas de succès. Tout semblait plaire aux élèves : cours de français, jeux scouts, chansons, travaux pratiques, grands jeux, sorties. La seule présence des cinq scouts semblait leur faire un plaisir immense. N'oublions pas les Père Salésiens, toujours aux petits soins pour eux, et les enseignants toujours prêts à traduire l'anglais aux élèves ne parlant que Tamul. Comme si tout n'était pas déjà assez parfait, le centre fournissait véhicule et guides a chacune des sorties. Ces derniers conduisirent le groupe dans de grandes villes comme Pondicherry, Bangalore, Ooty, Mysore et bien d'autres. Ainsi, non seulement forte en rencontres, en échanges et en surprises, cette aventure fut aussi pleine d'émerveillement. Si l'on doit enfin noter que le camp entier se déroula sans le moindre problème, au sein de l'équipe, on peut décemment dire que Bravigny vécu un camp idéal. Un seul point vint noircir ce tableau parfait le jour du départ, lorsqu'il fallut dire adieu à tous nos élèves, nos nouveaux amis et à tous ceux que nous avions connus en un mois. Bien sûr, tous promirent de revenir un jour, dans quelques années et peut être.... peut être qu'un jour Bravigny retournera à Yéla Guéri Hills. Pour clore ce résumé de notre voyage, nous tenons à remercier, Stanislas Ernoult, le responsable français des Amis du père Guézou et de Don Bosco, sans qui tout ceci ne serait pas arrivé. Nous saluons et remercions tous les pères salésiens nous ayant accueillis sur place, le père Stanislas Swamikannu bien sur, un homme extraordinaire, et le père Maria, notre principal interlocuteur avant le départ. Merci aussi à Martine et Eric, nos deux accompagnateurs et amis, qui ont toujours été de bon conseil en toutes occasions. Je tiens pour ma part à souligner la chance que nous avons eue. Que ce soit le lieu, les gens, le climat, ce que nous avons fait et vu, tout s'est passé pour le mieux. On apprend beaucoup sur le monde mais aussi sur soi en voyageant de la sorte, dans un pays si éloigné du nôtre que le retour nous laissa un goût amer dans la bouche. Un camp unique (comme tous) que je n'oublierai jamais !

Maxime Zilber pour l'équipe Compagnons 2ème temps Bravigny.